• Arrête, arrête de Serge Bramly

     

        4ème de couverture : Peu de temps avant la fin de sa peine, un détenu en liberté conditionnelle coupe son bracelet électronique. Il dit adieu à sa fille et s'enfuit à Paris. Personne ne comprend la raison de cette cavale. Après seize ans de prison, Vincent semble avoir perdu la tête. Ou peut-être prépare-t-il un coup...

    Alors que la police le traque, il remonte les Champs-Elysées, les mains dans les poches. Le regard d'une femme le trouble. Une jeune femme pâle et languide, qu'il croit reconnaître, quelques heures plus tard, dans la pénombre d'un club échangiste où il a trouvé refuge...

    Comment l'amour peut-il éclore dans un tel endroit ? Les sentiments brilleraient-ils d'un éclat particulier lorsqu'ils fleurissent au bord du gouffre ?

     

        Mon avis : Ce livre est un très court roman, mais il n'en est pas moins agréable. Bien au contraire d'ailleurs, pour des raisons pratiques, j'ai vraiment apprécié qu'il soit si court et dans un format de ce type.

    Nous suivons un court passage de la vie de Vincent, cet homme au passé tumultueux, et, semble-t-il, au futur assez incertain. J'ai trouvé que le résumé du bouquin nous dévoilait beaucoup de détails importants sur le contenu de l'histoire, et je ne peux pas dire avoir eu de réelles surprise durant cette lecture. Pourtant, le récit est intéressant et l'on est passionné du début à la fin par ce qui arrive au héros. mais aussi par les autres personnages. En effet, que ce soit Anne-Gisèle ou le frère de Vincent, ils sont intéressant et l'auteur ne nous en dit jamais vraiment beaucoup sur eux, ce qui nous laisse constamment pleins de curiosité à leur sujet.

    Le rythme du roman est soutenu, pour notre plus grand bonheur et il se lit très très rapidement. Une fois commencé, on ne peut plus le lâcher avant de l'avoir fini. J'associe cet effet aux court chapitres, qui alternent les narrateurs de l'un à l'autre. L'auteur nous embarque avec ses quelques personnages avec brio.

    La fin ne m'a pas réellement emballée par contre. Je m'attendais à quelques chose de plus spéctaculaire, de plus recherché, à l'image du reste du roman. Mais bon, l'histoire est douce, la fin l'est aussi.

    J'ai passé un agréable moment avec ce beau roman et je le recommande à ceux qui souhaitent une lecture rapide et assez calme, sans surprise.

     

    Ma note : 14/20

     

    Editeur : Nil

    Parution française : 2013

    Nb de pages : 122

    Prix : 12.90 €

     

    C'est un bouquin que j'ai eu la chance de lire dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire 2013 de PriceMinister. Un grand merci à eux pour cette découverte.


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        4ème de couverture : Chaque nuit, sur la Ligne entre le Mexique et les États-Unis, une foule de migrants tentent leur chance. Et chaque nuit, les agents de la patrouille frontalière américaine sont là pour les refouler. Certains, sans scrupule, profitent de la faiblesse des clandestins et donnent libre cours à leurs penchants sadiques. D'autres, comme Valentin Pescatore, essaient de s'en tenir aux règles. Cela ne l'empêche pas de commettre une entorse qui pourrait lui valoir une sanction sévère, à moins de collaborer... Mais avec qui, au juste ? C'est bien les Américains qui lui demandent d'infiltrer une famille de narcos de Tijuana, mais qui peut garantir que son inexpérience ne va pas l'entraîner du côté de la corruption, de la drogue et de l'argent facile ? En tout cas, c'est ce que redoute Leo Méndez, flic mexicain aux allures de justicier... Sebastian Rotella nous conduit vers de troubles frontières dans un thriller saisissant sur la mondialisation du crime.

     

        Mon avis : "La mondialisation du crime". Voilà une expression qui résume très bien ce roman. Roman qui penche grandement vers le documentaire, mais pour notre plus grand intérêt.

    Valentin Pescatore, américain d'origines mexicaine, argentine et italienne est un de ces agents de la patrouille frontalière qui côtoie le crime chaque jour mais qui ne se laisse pas atteindre. Alors que son chef est un des pires du genre, il reste toujours à sa place et fait la part des choses. Jusqu'au grand dérapage, jusqu'au jour où il franchit la Ligne. S'ensuit alors sa rencontre avec les personnages les plus hauts placés de la sécurité frontalière américaine et tous les évènements qu'elle entraîne.

    De son côté, Leo Méndez est un ancien journaliste devenu chef d'une brigade particulière de la police mexicaine. A Tijuana, ville entièrement corrompue par une grande famille de malfrat, son petit groupe de confiance fait la guerre à toute traces de corruption. Quelle tâche difficile lorsque l'on ne sait pas qui sont ses alliés.

    Ces deux hommes vont être amenés à se rencontrer et à collaborer. Une collaboration qui n'aura d'autre but que de faire tomber les Ruiz Caballero et leur immense ramification de gangs.

    Sebastian Rotella nous entraîne dans le monde de la corruption. Des trafics d'armes aux assassinats en passant par les règlements de comptes et l'implication d'hommes importants dans la vie politique des différents pays dans ces affaires, il ne nous épargne rien ! L'infiltration de Pescatore dans le réseau mafieux est très bien décrite et elle se révèle passionnante pour nous, lecteurs qui n'y connaissons pas grand chose. Cependant, si le résumé laisse croire que ce bouquin regorge d'informations sur le sort des migrants dans leur long périple vers une vie posée au États-Unis, il n'en est en réalité rien au fil des pages.

     La fin du bouquin se concentre sur la Triple Frontière, celle entre le Paraguay, l'Argentine et le Brésil et sur ses réseaux mafieux mondiaux. Cette fin est pleine d'actions et il est très difficile de la lâcher. Elle se lit d'ailleurs à toute vitesse. Mais elle donne encore plus l'impression d'un documentaire. Les détails sont très bien renseignés et l'ont sent réellement l'enquête qui a précédé l'écriture de l'histoire. Pour ma part, pourtant, j'ai beaucoup aimé ce côté réaliste, vrai même, de cette lecture. J'ai adoré apprendre des faits réels et pouvoir imaginer la vie des gens là-bas, aussi triste ou dure soit elle.

    Triple Crossing est un roman réaliste, un documentaire dur et dangereux mais aussi une histoire rehaussée par une certaine touche romantique très bienvenue et qui détend l'atmosphère juste au bon moment. A lire, pour les plus téméraires mais aussi pour tous les curieux.

     

    Lu dans le cadre d'une masse critique sur Babelio. Merci à Babelio et aux éditions 10/18.

     

    Editeur : 10/18

    Parution française : 2013

    Nb de pages : 504

    Prix :


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    4ème de couverture : Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

     

    Mon avis : Il y a déjà quelques jours que j'ai refermé ce bouquin et pourtant j'ai encore du mal à écrire ce qu'en j'en pense, et même d'ailleurs à réellement rassembler mes pensées le concernant. J'y réfléchis depuis et voilà ce que je peux en dire de mieux.

    Lou est une jeune femme tout ce qu'il y a de plus banal, elle est jolie mais elle n'est pas non plus magnifique, elle est intelligente mais n'est pas non plus Newton et elle a son lot de secrets, de jalousies et d'envies, comme n'importe qui. Elle vie au milieu d'une famille très spéciale pour autant que l'on puisse en juger mais tout de même très joyeuse et dynamique. Will quant à lui est taciturne, morose, nerveux et énervé d'ailleurs. Sa famille représente l'exact contraire de celle de Lou. Et comme c'est si joliment dit à un moment dans l'histoire, ils n'auraient jamais dû se rencontrer, ils n'auraient jamais pu, pour causes, leurs si grandes différences.

    Ce roman est l'histoire d'un tétraplégique durant six mois de son existence. C'est aussi l'histoire d'une femme qui réapprend à vivre aux côtés d'un homme meurtris. Mais c'est aussi une histoire d'amour entre deux personnes qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre et qui pourtant, contre toutes attentes, se correspondent parfaitement.

    Ce récit est touchant. L'humour est présent au fil des pages et plusieurs fois il m'est arriver de partir dans de grand éclats de rire durant ma lecture. Tout autant, certains passages sont affreusement tristes et m'ont valu quelques larmes... La fin notamment m'a vraiment émue. Plus que ça, elle m'a bouleversé. On ne s'y attend pas durant le reste du roman. On en connaît pourtant plus ou moins l'aboutissement mais il reste toujours un doute. Les pages filent et on l'oublie, on profite juste des aventures de Will et de Lou. Pourtant les 50 dernières pages à peu près nous reviennent en plein visage au moment venu.

    Il est aussi très dynamique. Les deux personnages principaux portent le récit, c'est certain. Ceci grâce à leurs échanges très très fréquents, qui ne laissent apparaître aucunes longueurs. Mais les autres personnages ont aussi un rôle importants et l'auteur nous le fait bien sentir. Je pense par exemple à la mère de Will, Camilla, sans qui toute cette histoire n'aurait jamais pu avoir lieu, ou à Treena, la sœur de Lou. L'auteur m'a vraiment surprise en réservant quelques chapitres à certains de ces personnages secondaires qui enrichissent grandement le récit.

    Et il aborde des sujets sensibles. La tétraplégie n'est, je pense, pas quelque chose dont on parle souvent. Pourtant Jojo Moyes a su l'aborder en douceur, sans en faire trop, et avec beaucoup de justesse. Elle traite aussi d'autres sujets, difficiles également mais avec le même respect et une certaine retenue, qui loin d'être un défaut, me paraît aujourd'hui la bienvenue (je n'ose pas imaginer les tonnes de larmes que j'aurais versé si ces sujets avaient été plus recherchés approfondis). Après tout, ce n'est pas une thèse sur tel ou tel sujet mais juste un roman qui met en relations des personnages fictifs avec des sujets qui tiennent à cœur.

    Au final, je ne puis dire qu'une seule chose, si ce n'est pas déjà fait, précipitez vous sur ce bel ouvrage. Il vous touchera, peut-être vous fera voir certaines choses de la vie d'un autre œil mais une chose est sûre, vous n'en ressortirez pas indemne. Pour ma part, j'en redemande !

     

    Editeur : Milady

    Parution française : 2013

    Nb de pages : 457

    Prix : 16.20 €


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